COVID-19 : Lâcher prise

Auteur : Réal Houle
Responsable des infolettres

Cette semaine je vous propose:

Un texte sur le Lâcher prise

Bonne lecture.

 

 

LÂCHER PRISE

 

Lâcher prise, c'est comme regarder un coucher de soleil en ressentant simplement ce que cela éveil en nous.
Se placer en observateur sans commentaires intérieures ni analyses.
Se laisser totalement envahir par l'image qui vient à nous.
Accueillir l'émotion ou la sensation sans faire intervenir le mental.
Laisser cela être et l'accueillir en silence.
Ressentir sans nourrir de pensées.

Laisser les pensées s'envoler d'elles mêmes sans essayer de les chasser.

Lâcher prise, c'est comme ce merveilleux instant lorsqu'on arrive dans la chambre d'hôtel
pour les vacances et que l'on pose enfin les valises.
On goûte simplement la joie de l'instant
et on est totalement disponible à la nouveauté et à la découverte.
Alors posons à chaque instant nos valises
que l'on porte depuis si longtemps et apprécions cet instant.
Si on a des choses à régler, prenons un moment pour réfléchir
à la meilleure façon d'agir et passons à l'action lorsque le moment est venu.
La vie se charge de nous mettre en situation lorsque
le moment opportun d'agir se présente.
En dehors du moment de la réflexion et de l'action laissons cela de côté et n'y pensons plus.
Sinon, on ne fait qu'entretenir et nourrir une activité mentale
qui nous éloigne du moment présent et cela peut créer en nous
un climat d'anxiété, de nervosité ou d'impatience.

Lâcher prise c'est permettre à tout ce qui est présent à l'instant, d'être là,
sans résistance aucune.
C'est accepter la réalité de l'instant présent en état intérieur de non-résistance.
C'est aller avec le mouvement de la vie,
comme dans certains arts martiaux où l'on utilise la force de l'autre
pour ne pas se laisser déstabiliser.
Cela n'empêche en aucun cas d'entreprendre une action lorsque cela s'avère nécessaire.
Simplement cette action ne sera pas menée en réaction à quelque chose
ou à quelqu'un et sera dénuée de toute négativité.
A travers le lâcher prise, la paix intérieure émerge du plus profond de nous même,
rayonne à travers nous et c'est tout notre environnement qui entre en résonance avec cette paix.

Lâcher prise face à la souffrance

Tout ce que fait l'être humain est fait dans le but d'être heureux.
Directement ou indirectement.
Même si votre travail ne vous plaît pas,
vous le faites dans le but de gagner de l'argent et ainsi pouvoir entre autre
vous payer des choses qui vous font plaisir.
L'humain recherche par tous les moyens le bonheur
et tente par tous les moyens d'échapper à la souffrance.
C'est bien normal, qui aime souffrir ?
A part ceux qui y trouvent du plaisir
et dans ce cas ils ressentent le bonheur dans cette souffrance.
C'est pour cette raison que c'est très difficile d'accepter la souffrance.
Même si vous cherchez à la fuire ou à l'étouffer, vous n'y arrivez pas,
elle est toujours présente même si vous la masquez.
Si vous souhaitez la dépasser, il vous faut y faire face en acceptant de la ressentir.
Ressentez là et observez ce que vous ressentez sans analyser,
sans vous laisser entraîner par le mental
vers les circonstances qui ont déclenché cette souffrance.
Si des pensées viennent, laissez-les être là sans les nourrir,
sans vous attacher à elles et reportez votre attention sur le corps.
Restez présent à tout ce que vous ressentez.
Le fait d'observer, va vous permettre d'être détaché.
Lorsqu'on est observateur, il se crée automatiquement une distance
entre l'observateur et le sujet observé ( la souffrance ).
On n'est plus à ce moment là identifié à cette souffrance
et on perçoit cela comme une création que l'on crée soi-même à chaque instant
et que l'on maintient en vie par l'énergie qu'on lui insuffle au moyen de la pensée.
Autorisez-vous maintenant à lâcher prise, ne la nourrissez plus de vos pensées,
ne lui insuffler plus d'énergie, laissez cela se dissoudre
en étant simplement une présence témoin.
L'obscurité ne résiste pas longtemps à la lumière de la présence.

Ce qu'il convient également d'accepter lorsque l'on souffre
c'est la réalité de l'instant présent.

Pourquoi est-ce que l'on souffre la plupart du temps ?
Parce que la réalité de ce que l'on vit a changé
et qu'on a du mal à accepter cette réalité, on s'accroche au passé et aux souvenirs.
Ou alors notre réalité ne change pas et
on voudrait tellement que cela change en se projetant dans le futur.
Accepter la réalité, c'est accepter les changements
qui se sont produits ou pas dans notre vie et ensuite regarder
si l'on peut améliorer la situation.
Lâcher prise c'est accepter la réalité de l'instant présent
afin d'être et d'agir sans le poids du passé et du futur.
A ce moment là, la vie coule librement à travers nous
pour permettre d'exprimer au mieux notre véritable nature.
Accepter est le premier pas vers le lâcher prise.

Source: www.lespasseurs.com

COVID-19 : La petite Âme et le Soleil

Auteur : Réal Houle
Responsable des infolettres

Cette semaine je vous propose

Une parabole pour enfants
Adaptée de « Conversations avec Dieu »
À mes futurs petits enfants,
s’il devait y en avoir,
et à chaque Petite Âme attendant de naître. Vous êtes notre bénédiction, et notre espoir, notre innocence et notre joie, notre promesse et notre preuve de l’amour infini de Dieu. À la Lumière Éblouissante.

Bonne lecture.

 

Il était une fois, au temps d’avant le temps,
une Petite Âme qui dit à Dieu : « Je sais qui je suis ! »
Et Dieu dit : « C’est merveilleux ! Qui es-tu ? »
Et la Petite Âme cria : « Je suis la Lumière ! »
Dieu sourit d’un grand sourire. « Oui, c’est ça ! » s’exclama-t-il.
« Tu es la Lumière. »

 

La Petite Âme était si heureuse,
car elle avait résolu le mystère
que toutes les âmes du Royaume étaient venues résoudre.
« Wow, » dit la Petite Âme, « ça c’est vraiment cool ! »

 

Mais bientôt, de savoir qui elle était ne lui suffit plus.
La Petite Âme sentait des remous à l’intérieur,
et maintenant elle voulait être qui elle était.
Et donc la Petite Âme retourna voir Dieu
(ce qui n’est pas une mauvaise idée
pour toutes les âmes veulent être qui elles sont vraimentt)
et dit : « Salut, Dieu ! Maintenant que je sais Qui Je Suis,
est-ce que j’ai aussi le droit de l’être ? »
Et Dieu dit :
« Tu veux dire que tu veux être qui tu es déjà? »
« Eh bien, » répondit la Petite Âme,
« c’est une chose de savoir Qui Je Suis,
et une autre totalement différente de l’être vraiment.
Je veux sentir ce que ça fait d’être la Lumière ! »
« Mais tu es la Lumière, » répéta Dieu, avec un autre sourire.
« Oui, mais je veux voir comment on se sent ! » s’écria la Petite Âme.
« Bon, » dit Dieu avec un petit gloussement,
« je suppose que j’aurais dû le savoir.
Tu as toujours été le plus aventureux. »

 

Puis l’expression de Dieu changea. « Il y a juste une chose… »
« Quoi ? » demanda la Petite Âme.
« Eh bien, il n’existe rien d’autre que la Lumière.
Vois-tu, je n’ai rien crée d’autre que ce que tu es ;
alors, il n’y a pas de manière facile pour toi
de faire l’expérience de Ce Que Tu Es,
puisqu’il n’y a rien que tu n’es pas. »
« Hein ? » dit la Petite Âme,
qui était maintenant un peu perplexe.
« Penses-y de cette façon, » dit Dieu.
« Tu es comme une bougie dans le Soleil.
Oh, tu y es, c’est certain.
Avec un million, un milliardion d’autres bougies qui constituent le Soleil.
Et le soleil ne serait pas le Soleil sans toi.
Non, il serait un soleil sans l’une de ses bougies…
et ça ne serait pas le Soleil du tout ;
car il ne brillerait pas avec autant d’éclat.
Et pourtant, comment te connaître en tant que Lumière
quand tu es parmi la Lumière – c’est la question. »
« Eh bien, » dit la Petite Âme toute ragaillardie,
« tu es Dieu. Trouve quelque chose ! »

 

Dieu sourit encore une fois. « Je l’ai déjà fait, » dit Dieu.
« Puisque tu ne peux pas te voir en tant que Lumière
quand tu es dans la Lumière, nous allons t’entourer d’obscurité. »
« Qu’est-ce que c’est, l’obscurité ? » demanda la Petite Âme.
Dieu répondit : « C’est ce que tu n’es pas. »
« Est-ce que j’aurai peur de l’obscurité ? » s’écria la Petite Âme.
« Seulement si tu le choisis, » répondit Dieu.
« Il n’y a vraiment rien à craindre,
à moins que tu ne le décides.
Vois-tu, nous inventons tout ceci. Nous faisons semblant. »
« Oh, » dit la Petite Âme, et déjà elle se sentait mieux.

 

Puis Dieu expliqua que pour pouvoir faire l’expérience de quoi que ce soit,
son exact opposé allait apparaître.
« C’est un grand cadeau, » dit Dieu,
« parce que sans cela, tu ne pourrais pas savoir à quoi ressemble quoi que ce soit.

 

« Tu ne pourrais pas connaître le Chaud sans le Froid,
le Haut sans le Bas, le Vite sans le Lent.
Tu ne pourrais pas connaître la Gauche sans la Droite,
Ici sans Là-bas, Maintenant sans Jadis.
« Et donc, » conclut Dieu,
« quand tu seras entouré par l’obscurité,
ne brandis pas ton poing et n’élève pas ta voix et ne maudis pas l’obscurité.

 

« Sois plutôt une Lumière vis-à-vis de l’obscurité,
et ne sois pas fâché de cela.
Alors tu sauras Qui Tu Es Vraiment, et tous les autres le sauront aussi.
Laisse tant briller ta Lumière que tous sauront combien tu es spécial ! »
« Tu veux dire que j’ai le droit de montrer aux autres
combien je suis spécial ? » demanda la Petite Âme.
« Bien sûr, » dit Dieu avec un gloussement.
« Tu en as tout à fait le droit !
Mais souviens-toi, “spécial” ne veux pas dire “meilleur”.
Tout le monde est spécial, chacun à sa façon !
Et pourtant bien des autres ont oublié cela.
Ils ne verront qu’ils ont le droit d’être spécial
que si toi-même tu reconnais que tu as le droit d’être spécial. »
« Wow, » dit la Petite Âme,
dansant et sautillant et riant et sautant de joie.
« Je peux être aussi spécial que je veux ! »
« Oui, et tu peux commencer tout de suite, »
dit Dieu, qui dansait et sautillait et riait avec la Petite Âme.
« Quelle partie du spécial veux-tu être ? »

 

« Quelle partie du spécial ? » répéta la Petite Âme,
« je ne comprends pas. »
« Eh bien, » expliqua Dieu, « être la Lumière, c’est être spécial,
et être spécial comprend beaucoup d’éléments.
C’est spécial d’être gentil. C’est spécial d’être doux.
C’est spécial d’être créatif. C’est spécial d’être patient.
Est-ce que tu peux trouver d’autres façons d’être qui sont spéciales ? »

 

La Petite Âme resta assise en silence pendant quelques instants.
« J’ai trouvé beaucoup de façons d’être spécial ! »
s’exclama alors la Petite Âme.
« C’est spécial d’être quelqu’un qui aide.
C’est spécial d’être quelqu’un qui partage.
C’est spécial d’être amical.
C’est spécial d’être attentif aux autres ! »
« Oui ! » approuva Dieu, « et tu peux être toutes ces choses,
ou n’importe quel élément du spécial
que tu souhaites être, à tout moment.
C’est ça que ça veut dire, être la Lumière. »

 

« Je sais ce que je veux être, je sais ce que je veux être ! »
annonça la Petite Âme toute excitée.
« Je veux être la partie du spécial qui s’appelle “celui qui pardonne”.
Est-ce que ce n’est pas spécial de pardonner ? »
« Oh oui, » assura Dieu à la Petite Âme. « C’est très spécial. »
« D’accord, » dit la Petite Âme.
« C’est ça que je veux être. Je veux être celui qui pardonne.
Je veux faire l’expérience d’être comme ça. »
« Bien, » dit Dieu, « mais il y a une chose que tu dois savoir. »
La Petite Âme commençait maintenant à s’impatienter un peu.
Il paraissait toujours y avoir des complications.
« Qu’est-ce que c’est ? » dit la Petite Âme en soupirant.
« Il n’y a personne à qui pardonner. »
« Personne ? » La Petite Âme pouvait à peine croire ce qui venait d’être dit.
« Personne ! » répéta Dieu. « Tout ce que j’ai fait est parfait.
Il n’y a pas une seule âme dans toute la création
qui soit moins parfaite que toi. Regarde autour de toi. »

 

C’est alors que la Petite Âme réalisa qu’une large foule s’était réunie.
Des âmes étaient venues de près et de loin – de tout le Royaume –
car la nouvelle s’était répandue
que la Petite Âme avait cette conversation extra­ordinaire avec Dieu,
et chacun voulait entendre ce qu’ils disaient.

 

Regardant les innombrables autres âmes réunies là,
la Petite Âme dût acquiescer.
Aucune ne paraissait moins merveilleuse, moins magnifique,
ou moins parfaite que la Petite Âme elle-même.
Tel était le prodige des âmes réunies autour d’elle,
et si brillante était leur Lumière,
que la Petite Âme pouvait à peine les regarder.
« Alors, à qui pardonner ? » demanda Dieu.
« Boy, ça ne va pas être drôle du tout ! » grommela la Petite Âme.
« Je voulais faire l’expérience d’être Celui Qui Pardonne.
Je voulais savoir quel effet ça faisait d’être cette partie-là du spécial. »
Et la Petite Âme apprit ce que c’était que d’être triste.

 

Mais juste à ce moment-là, une Âme Amicale s’avança de la foule.
« Ne t’inquiète pas, Petite Âme, » dit l’Âme Amicale, « je vais t’aider. »
« Tu vas m’aider ? » la Petite Âme s’illumina.
« Mais qu’est-ce que tu peux faire ? »
« Je peux te donner quelqu’un à qui pardonner, tiens ! »
« Tu peux  ? »
« Certainement ! » gazouilla l’Âme Amicale.
« Je peux venir dans ta prochaine vie et faire
quelque chose que tu pourras pardonner. »

 

« Mais pourquoi ? Pourquoi ferais-tu cela ? » demanda la Petite Âme.
« Toi qui es un Être d’une telle perfection achevée !
Toi, qui vibres à une telle vitesse
que cela crée une Lumière si brillante que je peux à peine te regarder !
Qu’est-ce qui pourrait te faire vouloir ralentir ta vibration
à une telle vitesse que ta brillante Lumière deviendrait sombre et dense ?
Toi qui es si léger que tu danses sur les étoiles
et que tu te déplaces à travers tout le Royaume à la vitesse de ta pensée –
qu’est-ce qui te ferait venir dans ma vie
et te rendre si lourd que tu pourrais faire cette mauvaise chose ? »
« C’est simple, » dit l’Âme Amicale, « je le ferais parce que je t’aime. »

 

La Petite Âme parut surprise par la réponse.
« Ne sois pas si stupéfait, » dit l’Âme Amicale,
« tu as fais la même chose pour moi.
Tu ne te souviens pas ? Oh, nous avons dansé ensemble,
toi et moi, bien des fois. À travers les éternités et les âges,
nous avons dansé. À travers le temps tout entier,
et dans bien des lieux, avons nous joué ensemble.
C’est juste que tu ne te souviens pas.
« Nous avons tous deux été l’Ensemble de Toutes Choses.
Nous en avons été le Haut et le Bas, la Gauche et la Droite.
Nous en avons été le Ici et le Là-bas, le Maintenant et le Jadis.
Nous avons été le mâle et le femelle, le bon et le mauvais –
nous en avons été et la victime et le méchant.

 

« Ainsi nous nous sommes rencontrés,
toi et moi, maintes fois auparavant ;
chacun apportant à l’autre l’exacte et parfaite occasion
d’Exprimer et d’Expérimenter Qui Nous Sommes Vraiment.
« Et donc, » continua d’expliquer l’Âme Amicale,
« Je vais venir dans ta prochaine vie et cette fois-ci je serai le « méchant ».
Je ferai quelque chose de vraiment terrible,
et alors tu pourras faire l’expérience d’être Celui Qui Pardonne. »
« Mais que vas-tu faire, » demanda la Petite Âme,
un tout petit peu nerveuse, « qui sera si terrible ? »
« Oh, » répondit l’Âme Amicale avec une étincelle,
« nous trouverons bien quelque chose. »

 

Puis l’Âme Amicale parut devenir sérieuse, et dit d’une voix douce :
« Tu as raison à propos d’une chose, tu sais. »
« Et c’est quoi ? » voulut savoir la Petite Âme.
« Il me faudra ralentir ma vibration et devenir très lourd
pour faire cette chose pas-très-gentille.
Il me faudra prétendre être quelque chose de très différent de moi.
Alors, j’ai une seule et unique faveur à te demander en échange. »
« Oh, n’importe quoi, n’importe quoi ! » s’écria la Petite Âme,
et elle commença à danser et à chanter.
« Je vais pouvoir pardonner, je vais pouvoir pardonner ! »
Puis la Petite Âme vit que l’Âme Amicale restait toute silencieuse.
« Qu’est-ce qui se passe ? » demanda la Petite Âme.
« Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?
Tu es un tel ange de bien vouloir faire ceci pour moi ! »

 

« Bien sûr que cette Âme Amicale est un ange ! » interrompit Dieu.
« Tous le sont ! Souviens-toi toujours :
je ne t’ai jamais envoyé que des anges. »
Alors la Petite Âme voulut plus que jamais exaucer la demande de l’Âme Amicale.
« Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? »
demande de nouveau la Petite Âme.
« Au moment où je te frapperai et te terrasserai, » répondit l’Âme Amicale,
« au moment où je ferai la pire chose que tu puisses imaginer –
à ce moment précis… »
« Oui ? » interrompit la Petite Âme, « oui...? »
L’Âme Amicale devint encore plus silencieuse.
« Souviens-toi de Qui Je Suis Réellement. »
« Oh, je le ferai ! » s’écria la Petite Âme, « je le promets !
Je me souviendrai toujours de toi
comme je te vois ici même, à cet instant ! »

 

« Bien, » dit l’Âme Amicale, « parce que, vois-tu,
j’aurai fait semblant tellement fort, que je me serai oublié.
Et si tu ne te souviens pas de moi tel que je suis réellement,
je ne pourrai peut-être pas m’en souvenir pendant très longtemps.
Et si j’oublie Qui Je Suis, tu peux même oublier Qui Tu Es,
et nous serons perdus tous les deux.
Alors nous aurons besoin qu’une autre âme s’en vienne
et nous rappelle à tous les deux Qui Nous Sommes. »
« Non, cela ne se passera pas ! » promit de nouveau la Petite Âme.
« Je me souviendrai de toi !
Et je te remercierai de m’apporter ce cadeau –
la possibilité de faire l’expérience de Qui Je Suis. »

 

Et ainsi, l’accord fut conclu.
Et la Petite Âme s’engagea dans une nouvelle vie,
toute excitée d’être la Lumière, ce qui était très spécial,
et toute excitée d’être cette partie du spécial appelée le Pardon.

 

Et la Petite Âme attendit anxieusement
de pouvoir faire l’expérience d’être Celui Qui Pardonne,
et de remercier l’Âme qui le lui permettrait.
Et dans tous les moments de cette nouvelle existence,
chaque fois qu’une nouvelle âme faisait son apparition,
que cette nouvelle âme amène de la joie ou de la tristesse –
et surtout si elle amenait de la tristesse –
la Petite Âme pensait à ce que Dieu avait dit.
« Souviens-toi toujours, » et Dieu avait souri,
« je ne t’ai jamais envoyé que des anges. »

COVID-19 : L’Unité et le Pouvoir de l’Amour

Auteur : Réal Houle
Responsable des infolettres

Bonjour,

Cette semaine je vous propose:

Extraits d’un article de Llewellyn Vaughan-Lee

Bonne lecture.

 

L’unité soutient la vision essentielle que nous sommes un écosystème vivant où tout est connecté à tout – une Terre qui soutient et nourrit tous ses habitants. Si nous admettons et honorons cette simple réalité, nous pouvons commencer le travail vital de guérir notre monde fracturé et divisé et nous pouvons embrasser la conscience de cette unité qui est notre héritage humain. C’est l’occasion qui nous est offerte au moment même où les zones d’ombre de notre personnalité distillent les ferments du nationalisme, du tribalisme, de l’isolationnisme et toutes autres formes régressives qui expriment le « je » et non pas le « nous ».

L’unité n’est pas une idée métaphysique, mais bien quelque chose d’essentiel et d’ordinaire à la fois. Elle est dans chaque souffle, dans le battement d’aile de chaque papillon, dans chaque détritus laissé sur les rues des villes. Cette unité est vie – une vie dont on ne fait plus l’expérience seulement à travers la vision fragmentée de l’Ego, à travers les distorsions de notre culture. On en fait l’expérience dans le coeur et dans l’âme qui, par résonnance, en produise le ressenti. Cette unité est le battement de la vie. Il est donné à chacun de nous de vivre et de célébrer cette unité, de participer à sa beauté et son émerveillement. Et à travers cette prise de conscience et les actes auxquels elle donnera naissance, nous pouvons aider à reconnecter notre monde avec sa nature originelle.

Il y a de nombreuses façons de ressentir et de participer à cette unité de vie. Si j’ai appris une chose après un demi-siècle de pratique spirituelle, c’est la puissance de l’amour. L’amour s’exprime dans tant de formes et d’expressions. Il y a les simples actes de bonté envers les amis et la famille, les membres de notre communauté ou les étrangers. L’amour franchit les frontières et exprime ce qui est le plus essential et humain, à savoir ce qui nous unit et non ce qui nous sépare. « Faire les petites choses avec beaucoup d’amour » est plus efficace et puissant que nous ne le réalisons, car cela nous reconnecte avec les racines spirituelles de la vie et son énergie transformatrice et guérissante. Étant donné que la vie est une expression de l’amour, chaque acte d’amour en est une participation et un cadeau à l’ensemble.

En ce moment de crise écologique où nous sommes en train de déchirer le tissu fragile de la vie, il existe un besoin vital d’aimer notre Terre, de l’honorer dans nos coeurs et nos prières. Nous avons une responsabilité spirituelle et humaine envers notre demeure commune et elle nous appelle, implorant notre aide et la guérison. Comme le dit Thich Nhat Hanh : c’est seulement lorsque nous serons tombés amoureux de la Terre qu’un changement réel sera possible. Seul l’amour peut nous montrer comment vivre en harmonie les uns avec les autres et avec la nature et nous sauver des conséquences dévastatrices de la destruction de l’environnement et du changement climatique.

Nous devons nous éveiller à nouveau à la puissance de l’amour dans le monde. C’est notre amour pour la Terre qui guérira ce que nous avons désacralisé, qui nous guidera à travers ce désert et nous aidera à ramener la lumière dans notre monde assombri. L’amour nous joint tous ensemble de la manière la plus mystérieuse et peut diriger nos cœurs et nos actions. Le point central de l’amour en est l’unité. L’amour parle la langue de l’unité et non de la séparation.

L’amour peut ouvrir nos cœurs pour participer à la vie de tout : il peut nous apprendre à nouveau à écouter la vie, sentir ses battements de cœur, son âme. Il peut nous faire redécouvrir le sacré qui est dans toute la création et nous relier à notre savoir originel que le divin est présent en tout – dans chaque respiration, chaque pierre, chaque chose animée ou inanimée. Dans l’unité de l’amour, tout est inclus et tout est sacré….

L’amour nous rappelle que nous sommes une partie de la vie – que nous sommes lié les uns aux autres et à cette planète vivante et qui souffre. L’amour nous reconnectera aux traditions sacrées de nos ancêtres et nous montrera de nouvelles façons d’être envers notre prochain et la Terre. Nous n’avons qu’à dire « Oui » à ce mystère dans nos cœurs, de nous ouvrir à ce lien d’amour qui nous unit et qui est tissé dans la trame même de la vie. Et alors nous découvrirons l’histoire d’amour qui est la vie même et nous entendrons le chant de l’unité qui prend vie dans nos cœurs et dans le cœur du monde.

Llewellyn Vaughan-Lee

Llewellyn Vaughan-Lee, PhD, est un enseignant soufi de l'ordre soufi Naqshbandiyya-Mujaddidiyya.

Né à Londres en 1953, il suit la voie soufie Naqshbandi depuis l'âge de dix-neuf ans. En 1991, il est devenu le successeur d'  Irina Tweedie , qui a amené cette branche indienne particulière du soufisme en Occident et est l'auteur de  Daughter of Fire: A Diary of a Spiritual Training with a Sufi Master . Il a ensuite déménagé en Californie du Nord et a fondé le Golden Sufi Center .

Il est l'auteur d'  une série de livres  qui donnent une exploration détaillée des étapes de la transformation spirituelle et psychologique vécue sur le chemin soufi, avec un accent particulier sur l'utilisation du rêve comme guide intérieur sur le voyage. Depuis 2000, son écriture et son enseignement se concentrent sur la responsabilité spirituelle dans notre temps actuel de transition, l'éveil de la conscience globale de l'unité et l'écologie spirituelle ( www.workingwithoneness.org ). Il a contribué à  plusieurs autres livres , a été présenté dans la  série télévisée Global Spirit  et a été interviewé par  Oprah Winfrey dans le cadre de sa série Super Soul Sunday.

Son livre récemment publié,  For Love of the Real  (automne 2015), est considéré comme l'achèvement de plus de vingt-cinq ans de son écriture et de son enseignement, car il rassemble de nombreux fils de son travail qui a commencé avec son livre 1993  The Lien avec le bien-aimé .  Avec sa publication, nous avons pensé qu'il pourrait être utile de résumer les différents domaines de son travail, qui sont tous tissés ensemble dans ce dernier volume: Domaines de travail.

COVID-19 : Rechercher la lumière à l’intérieur

Auteur : Réal Houle
Responsable des infolettres

Bonjour,

Cette semaine je vous propose un texte de Phoebe Lauren :

Rechercher la lumière à l'intérieur

Bonne lecture.

 

D’où vous venez n’a aucune importance. Où vous allez est également sans importance. Regardez à l’intérieur, voyez ce que vous êtes devenu et décidez si vous aimez ce que vous voyez ou si vous voulez changer quelque chose.

Que vous soyez né dans les déserts du Sénégal, dans une famille frappée par la pauvreté dans un petit village italien, ou à New York avec une cuillère en argent dans la bouche, cela n’a aucune influence sur qui vous êtes. Que votre famille ait été riche ou pauvre, avec ou sans éducation, connue ou méconnue, cela n’importe pas. Vous n’êtes pas qui vous êtes à cause des membres de votre famille, si bien que rechercher des parents ou tenter de vous reconnecter avec vos racines est une activité vaine. Cela comprend aussi tenter d’apprendre ce qu’ont été vos ancêtres.

Que vous ayez réussi ou échoué dans la vie, que vous ayez amassé une fortune ou que vous ayez été frappé par la pauvreté ou bien que vous ayez été les deux, tout cela est hors de propos. Que vous ayez été honnête ou pas, gentil ou méchant, généreux ou rapiat, ambitieux ou paresseux, rien de tout cela n’a d’importance !

Que votre corps soit gros ou mince, vieux ou jeune, grand ou petit, souffreteux ou en bonne santé, en forme ou pas, qu’il soit blanc, noir ou quelque part entre les deux, cela ne définit pas qui vous êtes ou qui vous pouvez devenir. Lorsque vous regarderez à l’intérieur, vous découvrirez que tout le monde est pareil : un seul esprit.

Là où vous allez et ce que sera votre futur est inconnu dans le sens que c’est vos choix d’aujourd’hui qui déterminent votre futur. Il est donc évident que ce que vous pensez, ressentez et faites aujourd’hui a une importance primordiale.

Prenez du temps pour rester tranquille et penchez-vous sur là où vous avez été, puis regardez à l’intérieur et découvrez qui vous êtes aujourd’hui, maintenant, en cet instant. Aimez-vous ce que vous êtes devenu ? Aimez-vous ce que vous voyez ?

Heureusement le temps est généreux. Il y a du temps pour faire des ajustements, pour changer et devenir une meilleure personne, davantage alignée sur l’esprit que vous êtes.

Il est possible que vous vouliez vous poser les questions suivantes :
1.   Suis-je tout ce que je peux être maintenant, aujourd’hui ?
2.   Est-ce que j’aime ce dont je fais l’expérience dans mes pensées, mes paroles et mes actes ? , Est-ce aligné sur l’esprit d’amour que je suis ?
3.   Comment puis-je être plus aimant, davantage bienveillant et plus en acceptation maintenant, en cet instant ?

L’amour éternel que vous êtes brille en vous maintenant. Recherchez la lumière à l’intérieur pour que vous puissiez briller sur toute chose et sur chacun en rappelant au monde sa lumière.

Restez tranquille maintenant. Allez à l’intérieur et permettez à vos pensées de voler sur les ailes de la lumière de l’amour.

Message de la Voix reçu par Phoebe Lauren
Traduction: Sylvain du Boullay

Intervenant au niveau international, Phoebe est écrivaine, conférencière et animatrice de séminaires, spécialisée dans le développement des qualités personnelles par l’éclairage des valeurs universelles.  Phoebe est pasteur œcuménique et conseillère spirituelle certifiée par le New Seminary de New York.

COVID-19 : Instructions pour les Travailleurs de Lumière

Auteur : Réal Houle
Responsable des infolettres

Bonjour,

Cette semaine je vous propose un texte d'auteurs variés :

Instructions pour les Travailleurs de Lumière

Bonne lecture.

 

Les travailleurs de Lumière purifient continuellement leur Corps de Lumière.

Les travailleurs de Lumière poursuivent le travail d'unification de leurs différentes énergies.

Les travailleurs de Lumière ont encore besoin de la confirmation de leur mission.

Les travailleurs de Lumière sont perfectibles

Les travailleurs de Lumière servent la Source Divine.

Certains travailleurs de Lumière portent le flambeau de la Lumière.


Parmi vous travailleurs de Lumière ,
il y a des enfants qui sont des gardiens.

Parmi vous travailleurs de Lumière ,
il y a des âmes perdues
qui recherchent désespérément la Lumière.

Les travailleurs de Lumière,
sont présents et ouverts à toutes les différences
et voient clairement les raisons de celles-ci.


Travailleurs de Lumière,
Regroupez votre Amour, et recevez les messages,
plusieurs vous sont transmis.

Travailleurs de Lumière,
Connectez-vous à votre Joie et à votre propre Vérité.
Personne ne vous donne la Vérité.

Travailleurs de Lumière,
VOUS ÊTES VÉRITÉ !
Votre Présence Je Suis,
votre Âme, votre Cœur
savent reconnaître Votre Vérité.

Travailleurs de Lumière,
Allez plus profond, faites confiance
et diffusez vos messages avec Amour et Simplicité.

Travailleurs de Lumière,
Regrouper vous physiquement et/ou électroniquement
où que vous soyez, où que vous habitiez sur la Terre.

Travailleurs de Lumière,
Certain(e)s d'entre vous ont des âmes sœurs dans ce réseau.
Ne vous méprenez pas,
âme sœur n'est pas lié automatiquement à l'amour humain,
relation sentimentale, romantique ou de couple.
Deux amis peuvent vivre un Amour véritable
parce qu'elles sont deux âmes sœurs.

Travailleurs de Lumière,
Reconnaissez-vous.

Travailleurs de Lumière,
Reconnaissez-vous, vous-mêmes.

Travailleurs de Lumière,
Reconnaissez QUI VOUS ÊTES.

Travailleurs de Lumière,
Reconnaissez la raison pour laquelle vous êtes là.

Travailleurs de Lumière,
Activez vos mémoires.

Travailleurs de Lumière,
Écoutez vos rêves et vos intuitions.

Travailleurs de Lumière,
PARLEZ MOINS,
écoutez davantage, écoutez l'autre, posez des questions,
soyez curieux de vous connaître les uns les autres
dans vos vies de tous les jours.

Travailleurs de Lumière,
Découvrez les points et intérêts communs,
tout autant que les passions que vous partagerez.
Que ce soit celles de la faune, de la flore, de la Nature…
de l'informatique ou des vaisseaux.
Cela révèle vos talents et places dans les prochaines dimensions:
guérisseur, herboriste, biologiste ou technicien, pilote, commandant.

Travailleurs de Lumière,
Découvrez, expérimentez, explorez…
ne restez pas au niveau du mental, élevez-vous.

Travailleurs de Lumière,
Soyez honorés d'être parmi nous
et soyez équilibrés dans toutes vos énergies.

Travailleurs de Lumière,
Soyez enracinés, ancrés,
conscients de votre lien à la Terre.

Travailleurs de Lumière,
Faites confiance aux livres
qui vont vous attirer pour réactiver vos mémoires.
D'autres ont déjà ces livres ou ces documents
sous forme de cours ou de notes.
Consultez-les sans contrainte .

Travailleurs de Lumière,
Souvenez-vous de ce que vous apprenez durant les nuits
et recevez comme enseignement nocturne.
La nuit porte conseil.

Travailleurs de Lumière,
Généralement, vous ne vivez pas assez le toucher.
Les humains, le corps physique,
ont besoin d'être touchés avec délicatesse,
dans le respect.

Travailleurs de Lumière,
Allez vers les massages
et autres techniques corporelles et énergétiques.
Demandez le traitement approprié,
dans le respect et la pureté.

Travailleurs de Lumière,
Ayez des activités physiques douces et progressives.
Les corps physiques ont besoin d'être aimés
pour être intégrés dans les nouvelles vibrations.

Travailleurs de Lumière,
Aimez-vous, aimez vos émotions totalement.
Pour certains Travailleurs de Lumière,
l'expression adéquate de vos émotions est un apprentissage.
Faites-vous aider, accompagner,
par des personnes formées et entraînées.
Les émotions doivent revenir à la conscience dans votre dimension,
d'être aimées, acceptées et libérées.

Certains Travailleurs de Lumière,
expriment des émotions
et restent prisonniers,
car l'émotion apporte vibration.
Mais ce n'est qu'un niveau.
Vivre vos émotions peut vous montrer
ce qu'est de passer d'un niveau à un autre,
d'une dimension à l'autre. C'est une vague…

Travailleurs de Lumière,
Nous vous conseillons d'aller dans la nature,
de vous en imprégner.
C'est pourquoi nous vous rappelons, entre autres,
que les animaux ont un langage.
Ils peuvent vous permettre de vivre
les passages de niveau à niveau,
de dimension à dimension.

Travailleurs de Lumière,
Ne vous jugez pas.
C'est un grand piège et un grand obstacle.

Travailleurs de Lumière,
Vous voulez TOUS,
enfants de la Terre,
enfants de la Lumière,
vous aspirez TOUS à la LUMIÈRE

COVID-19 : La compassion et l’individu

Auteur : Réal Houle
Responsable des infolettres

Bonjour, Cette semaine je vous propose un texte de Tenzin Gyatso,
le 14ème Dalaï Lama.

Extraits de La compassion et l’individu

Bonne lecture.

 

Le but de la vie

Je pense que le but de la vie est d’être heureux. Dès la naissance, chaque être humain souhaite le bonheur et ne veut pas souffrir. Ni le conditionnement social, ni l’éducation, ni l’idéologie ne changent cela. Du plus profond de notre être, nous désirons simplement être heureux. Je ne sais pas si l’univers, avec ses innombrables galaxies, étoiles et planètes, a un sens plus profond ou non, mais quoi qu’il en soit, il est évident que nous, les humains, qui vivons sur cette terre devons pouvoir faire de nos vies une vie heureuse. Il est donc important de découvrir ce qui mènera au plus haut degré de bonheur.

Comment atteindre le bonheur

Tout d’abord, il est possible de diviser tout type de bonheur et de souffrance en deux catégories principales: mentales et physiques. Des deux, c’est l’esprit qui exerce le plus d’influence sur la plupart d’entre nous. Sauf à être gravement malade ou privé des besoins de première nécessité, notre condition physique joue un rôle secondaire dans la vie. Si le corps est satisfait, nous l’oublions presque. L’esprit, par contre, enregistre chaque évènement, quelle que soit son importance. Par conséquent, nous devrions consacrer la plus grande partie de nos efforts à notre paix mentale.
De mon expérience limitée, j’ai découvert que le plus haut degré de calme intérieur résulte du développement de l’amour et de la compassion.
Plus nous nous soucions du bonheur des autres, plus notre sentiment de bien-être grandit. Cultiver un sentiment d’intimité, d’affection pour les autres, procure automatiquement la tranquillité d’esprit. Cela permet d’éloigner toutes les peurs ou sentiments d’insécurité que nous pourrions éprouver et nous donne la force de faire face aux obstacles que nous rencontrons. C’est la source suprême de réussite dans la vie.

Notre besoin d’amour

En fin de compte, si l’amour et la compassion engendrent le plus grand bonheur, c’est que notre nature les chérit par-dessus tout. Le besoin d’amour constitue le fondement de l’existence humaine. Il résulte de la profonde interdépendance que nous partageons les uns avec les autres.
Quelles que soient les capacités et l’habileté d’un individu, livré seul à lui-même, il ne pourrait pas survivre. Même si l’on peut se sentir dynamique et autonome dans les périodes les plus prospères de notre vie, lorsque nous sommes malades ou très jeunes ou très vieux, nous dépendons du soutien des autres.

Développer la compassion

Certains de mes amis m’ont dit que, bien que l’amour et la compassion soient merveilleux et excellents, ils ne sont pas vraiment pertinents. Notre monde, disent-ils, n’est pas un lieu où de telles croyances sont influentes ou puissantes. Ils clament que la colère et la haine font tellement partie de la nature humaine que l’humanité sera toujours dominée par elles. Je ne suis pas d’accord.

La compassion et le monde

Puisque nous partageons tous le même besoin d’amour, il est possible de considérer toute personne que nous rencontrons, quelle que soit la circonstance, comme un frère ou une sœur. Qu’il s’agisse de visages inconnus ou qu’ils n’aient pas les mêmes manières de s’habiller ou de se comporter, il n’y a pas de différence significative entre nous et les autres. S’arrêter sur les différences extérieures est insensé, car nos natures fondamentales sont les mêmes.
Finalement, il n’y a qu’une seule humanité et cette petite planète est notre seule maison. Si nous tenons à protéger cette demeure qui est la nôtre, chacun de nous doit ressentir un vif sentiment d’altruisme universel. Seul ce sentiment peut éliminer les motifs égocentriques à cause desquels on se déçoit ou on se trompe les uns les autres.
Si vous avez un cœur sincère et ouvert, vous éprouvez naturellement estime de soi et confiance, et il n’est plus nécessaire d’avoir peur des autres.
Je crois qu’à tous les niveaux de la société, familiale, tribale, nationale et internationale, la clé pour un monde plus heureux et plus prospère est le développement de la compassion. Nous n’avons pas besoin de devenir religieux, ni de croire en une idéologie. La seule chose nécessaire, c’est que chacun de nous développe ses bonnes qualités humaines. J’essaie de traiter toute personne que je rencontre comme un vieil ami. Cela me procure un véritable sentiment de bonheur. C’est la pratique de la compassion.

COVID-19 : Donner, c’est recevoir : déconstruire le concept d’acquérir

Auteur : Réal Houle
Responsable des infolettres

Bonjour, on nous parle souvent que si nous voulons recevoir il faut savoir donner.
Cette semaine je vous propose un texte qui aborde ce sujet:
Donner, c’est recevoir : déconstruire le concept d’acquérir.

Bonne lecture.

 

" L’Amour lui-même ne peut croitre que s’il est partagé. "

Répandre l’Amour c’est assurer sa croissance. Chaque pensée d’amour, chaque occasion que nous saisissons pour penser, voir, ressentir ou agir de façon bienveillante, en pardonnant, écoutant, étant reconnaissant, accueillant ou généreux va se manifester comme Amour dans nos vies. Plus nous offrons de l’Amour, plus nous en recevrons et cela continuera à l’infini.

« La vérité universelle est que tout ce qui a une vraie valeur dans ce monde ne peut augmenter qu’en étant partagé. Si nous donnons l’Amour, la compassion, le pardon, la compréhension et l’acceptation, ces qualités se multiplient en nous-mêmes dans notre vie et dans celle des gens qui nous entourent. Tout ce que le donneur offre, il le reçoit. Même lorsque le bénéficiaire ne semble pas remarquer ou reconnaitre notre don d’amouril nous revient toujours en retour d’une manière ou d’une autre. L’acte de donner ne dépend pas du temps pour faire ses miracles. Ne soyez jamais découragé si vos dons sincères semblent être rejetés ou inaperçus. Rappelez-vous toujours que l’acte de votre don résonne immédiatement au-delà du temps et de l’espace et continue à créer et à s’étendre indéfiniment. Vous ne pouvez pas savoir combien de personnes vont en être affectées par ce seul et puissant effet de répercussion.  Dans son livre Communion avec Dieu, Neale Donald Walsh explique de façon poignante la transaction miraculeuse qui se produit lorsqu’on pratique le principe que pour avoir, il faut d’abord donner :

« Quand on sait qu’on a suffisamment dans la vie, on arrête de rivaliser avec les autres. Vous cessez de rivaliser pour l’amour, l’argent, le sexe, le pouvoir ou quoi que ce soit d’autre que vous puissiez penser ne pas être suffisamment disponible.

« La compétition est terminée.

« Cela change tout. Maintenant, au lieu de rivaliser avec les autres pour obtenir ce que vous voulez, vous commencez à l’offrir à autrui. Au lieu de vous battre pour plus d’amour, vous commencez à en donner. Au lieu de lutter pour le succès, vous commencez à vous assurer que tout le monde réussisse. Au lieu de vous attribuer tout le pouvoir, vous commencez à le partager avec les autres.  Et la merveille de tout cela est que, comme vous donnez, vous recevez aussi. Vous avez soudainement plus de tout ce que vous donnez.

« La raison en est claire. Cela n’a rien à voir avec le fait que ce que vous avez fait est “moralement juste”, ou “spirituellement éclairé”, ou la “volonté de Dieu”. Il s’agit d’une simple vérité : il n’y a personne d’autre dans la pièce. Il n’y a qu’un seul d’entre nous. »

 

Source : Extraits de Take Me to Truth, par Nouk Sanchez et Tomas Vieira 

COVID-19 : Abondance et gratitude

Auteur : Réal Houle
Responsable des infolettres

Bonjour, en ces temps de restrictions je pense qu'il est important de se ressourcer dans des textes qui élèvent notre vibration et pour ce faire, cette semaine je vous propose ce texte intitulé :

Abondance et gratitude.

Bonne lecture.

 

A tort, certains pensent que le bouddhisme condamne tout désir. Mais il n’y a pas moyen de se débarrasser du désir. Au contraire, la psychologie bouddhiste nous conduit du désir à l’abondance.

Le sage indien Nisargadatta, un de mes maitres, défiait ses élèves en disant : « Votre problème n’est pas que vous ayez des désirs, mais que vous désiriez si peu. Pourquoi ne pas tout désirer ? Pourquoi ne pas vouloir l’épanouissement, la joie et la liberté » ?  Nisargadatta ne voulait pas dire une avidité sans limite. Il parlait de l’état de conscience qui sait qu’il n’est pas séparé du monde. Kabir, le poète mystique indien, l’exprimait ainsi : « Je ris quand j’entends dire qu’un poisson dans la mer a soif ».

Nous avons déjà en nous ce que nous désirons le plus profondément. La vie, l’amour, la liberté intérieure, la connexion à tout. Plus nous pouvons réaliser cela, plus nous pouvons entreprendre toutes choses avec un sentiment d’abondance. Notre abondance intérieure projette un sentiment de valeur, d’utilité et d’aise, d’avoir quelque chose à donner au monde et de le faire avec plaisir. Sans abondance, nous pouvons être au milieu de l’opulence et nous sentir comme un fantôme affamé. Les parents et les enseignants avisés accentuent l’abondance chez leurs enfants en les aidant à sentir que chacun-e a beaucoup à donner et en leur offrant l’occasion de le faire. Pour chacun d’entre nous, que ce soit élever un enfant en bonne santé, bâtir une entreprise consciente, planter un jardin ou servir notre communauté, un dévouement sincère est nécessaire. Un dévouement éclairé naît de notre propre sentiment d’abondance intérieure.

L’état d’abondance est lié à un profond sentiment de gratitude. Lorsque nous nous ouvrons à l’abondance, nous pouvons apprécier le brouillard qui se lève au-dessus de la fonte de neige matinale et la vapeur qui s’élève du bol de soupe chaude  sur notre table. Nous pouvons apprécier le demi-sourire de la serveuse fatiguée, le croissant argenté de la lune au crépuscule, le rire irrépressible des enfants dans la cour d’école, et célébrer le fait que nous sommes ici, respirant et vivant, sur cette terre merveilleuse. Cette réalisation est bien au-delà de la « conscience de prospérité » qui est promulguée dans les livres et les ateliers qui nous poussent à visualiser des voitures de luxe, des manoirs tentaculaires et des comptes bancaires en plein essor. La recherche extérieure effrénée peut en fait être le reflet d’une limitation intérieure, d’un sentiment d’insuffisance.

Notre vraie nature est tellement plus que cela. Le cœur abondant est déjà entier. Nous l’avons tous ressenti à un moment ou à un autre.  Un cœur généreux englobe notre monde, embrassant toute sa joie et sa peur, ses gains et ses pertes, sa noblesse et son égoïsme, enveloppés dans une étreinte de compassion et d’amour.

Faisons une pause et prenons le temps de nous ancrer dans un espace d’appréciation paisible et de gratitude. Avec un cœur plein, vous découvrez que vous pouvez aimer et prendre soin de ce monde à la fois beau et troublé tout en recevant ses bienfaits et en ajoutant vos dons à l’ensemble.

Source : Jack Kornfield

Jack Kornfield

Jack Kornfield

Jack Kornfield a suivi une formation de moine bouddhiste dans les monastères de Thaïlande, d’Inde et de Birmanie. Il enseigne la méditation à l’échelle internationale depuis 1974 et est l’un des principaux enseignants à avoir introduit la pratique de la pleine conscience bouddhiste en Occident. Après avoir obtenu son diplôme d’études asiatiques au Dartmouth College en 1967, il a rejoint le Peace Corps et a travaillé dans des équipes de médecine tropicale dans la vallée du Mékong. Il a rencontré et étudié comme moine sous le maître bouddhiste Ajahn Chah, ainsi que le vénérable Mahasi Sayadaw de Birmanie. De retour aux États-Unis, Jack a cofondé l’Insight Meditation Society à Barre, dans le Massachusetts, avec ses collègues enseignants de méditation Sharon Salzberg et Joseph Goldstein, ainsi que le Spirit Rock Center à Woodacre, en Californie.