Nous libérer de nos chaînes et retrouver notre enfant intérieur
Par Diane Lavoie

Auteur : Diane Lavoie
Médium et vice-présidente à la programmation

Sculpture : Alexandr Milov, artiste ukrainien
Cette sculpture évoque notre incapacité à aimer une fois adulte, tenaillé par nos blocages, alors que l'enfant lui, a toujours le coeur ouvert.

 

En cette fin d’année 2018, je souhaite remercier les membres du conseil d’administration et les médiums qui travaillent bénévolement, ainsi que les participants, toujours plus nombreux, qui ont créé chaleur et unité tout au long des services du Temple Gloire du matin…

J’aimerais remercier tout particulièrement ceux et celles qui ont contribué au succès de la célébration de la fête de Noël, qui fut empreinte d’amour, d’échanges, de surprises et d’énergie.

L’année 2019 nous invite à nous donner le choix et le droit de nous libérer et de faire la Paix avec nos chaînes, nos pensées et nos stéréotypes, pour faire place à une Ouverture de cœur et d’esprit à qui nous sommes vraiment, en souplesse, douceur, simplicité, joie et amour. Et ainsi retrouver notre cœur, le rayonnement et la spontanéité de notre enfant créateur.

Le premier service de l’année aura lieu le 6 janvier. Je nous souhaite une année Exceptionnelle sur tous les plans. Que l’amour, l’énergie, l’entraide, la lumière, la générosité (mot-clé reçu en canalisation par le Rév. Michel Morin pour l'année 2019), l’abondance, le bonheur et la guérison fassent partie de notre quotidien avec l’amour et l’aide de nos Guides de Lumière.

Pour terminer, un Grand Merci à toi Danielle, pour ta générosité, ta créativité et le temps que tu consacres à faire de ce site une réussite🌞 xoxoxo

Ensemble, nous faisons une différence!

 

Diane Lavoie
Vice-présidente à la programmation

 

« Arrêtons de juger tout le temps ce que l'autre a l'air, ce que l'autre fait ou ne fait pas. C'est le jugement qui ferme les gens », écrit notre chroniqueur Stéphane Laporte. PHOTO DAVID GOLDMAN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

BEAU TEXTE DE RÉFLEXION
S’aimer (Par Stéphane Laporte)

Auteur : Stéphane Laporte
Chroniqueur à La Presse

Photo : David Goldman
Archives Associated Press

Le problème, ce n'est pas qu'une personne aime quelqu'un de son sexe, de l'autre sexe, de son ancien sexe, ou de son sexe à venir. Le problème, ce n'est pas d'être hétérosexuel, homosexuel, transsexuel, bisexuel, métrosexuel, allosexuel ou aurevoirsexuel. Le problème, c'est de ne pas s'aimer. De ne pas s'aimer soi-même. D'être tristesexuel.

Tous les drames sont causés par ça. Des petites chicanes aux tueries. De ce que l'on fait aux autres parce que l'on ne s'aime pas soi-même.

Le premier coming out de tous les humains, ça devrait être : « J'ai une nouvelle à vous annoncer... Je m'aime ! » Après, tout irait mieux.

Mais avant, faudrait savoir ce que c'est, s'aimer. S'aimer vraiment.

S'aimer, ce n'est pas penser qu'on est le meilleur. Qu'on est plus beau que les autres, plus fin que les autres, plus intelligent que les autres. S'aimer, ce n'est pas se servir en premier. Et ne penser qu'à soi. Ça, ce n'est pas s'aimer. C'est se mentir. Parce que si chaque personne pense qu'elle est meilleure que les autres, c'est que tout le monde se ment. Et se mentir, c'est le contraire de s'aimer. C'est nier sa vérité.

S'aimer, ce n'est pas avoir besoin de se mesurer aux autres pour apprécier qui l'on est. S'aimer, c'est réaliser qu'on est un mélange de nos parents, de notre famille, de notre société, de notre culture, de notre environnement, de nos amis, de nos lectures, de nos voyages, de notre isolement, de nos joies, de nos peines, de nos désirs, de nos présences et de nos absences. Qu'on est fait de tout ça. Qu'il n'y a pas deux personnes avec ce mélange-là. Même pas notre jumeau. Qu'on est unique. Donc incomparable. On n'est pas le meilleur des autres. On est le meilleur de soi. Si on s'aime. Parce que si on ne s'aime pas, on peut rapidement devenir le pire de soi. Et ça, ce n'est pas beau.

S'aimer, c'est se dire à soi-même : « Écoute bibi, on va passer la vie ensemble, on n'a pas ben ben le choix, alors on va tout faire pour profiter de chaque instant. Parce que ça ne dure pas longtemps. »

S'aimer, c'est épouser sa réalité. Et ne jamais se laisser tomber. Une fois qu'on s'aime, on fait quoi ? On va vers les autres, pour que cet amour-là fasse des petits. Dans tous les sens du mot.

Admettons qu'on y arrive, qu'on réussit à s'aimer soi-même. Que tout s'éclaircit dans notre tête et dans notre coeur. Comment fait-on pour que les autres s'aiment eux-mêmes, aussi ? Parce que tant qu'ils en seront incapables, on risque d'en payer le prix.

On fait quoi ? On les aime. On les aide. Et surtout, on leur sacre patience. Arrêtons de juger tout le temps ce dont l'autre a l'air, ce que l'autre fait ou ne fait pas. C'est le jugement qui ferme les gens. Qui les fait pourrir par en dedans. Et quand ça sort, ça fait mal. À tout le monde.

Faut arrêter de mettre des gens dans des cases. Personne n'est bien dans une case. C'est trop étroit. C'est peut-être rassurant. Ça fait ordonné. Mais ça fausse toutes les données. Quand on joue au hockey, on a besoin de savoir qui fait partie de quelle équipe. Pas dans la vie. Dans la vie, on est tous dans la même équipe. Pas besoin de se catégoriser. De s'ajouter des préfixes. On est tous sexuels. C'est clair. Surtout l'été. Après ça, soyons-le avec qui on veut, on ne s'en portera que mieux.

Bien sûr, il faut créer des organisations pour défendre les groupes opprimés. Mais il faut viser le jour où l'orientation sexuelle ne sera pas plus provocante que l'orientation musicale. Je vais savoir si tu aimes Brahms ou Bieber si je prends le temps de te connaître. Si je ne le prends pas, écoute qui tu veux. Ça ne change rien à ma musique à moi. Je vais savoir si tu aimes embrasser les gars ou les filles si je prends le temps de te connaître. Si je ne le prends pas, embrasse qui tu veux. Ça ne change rien à ma sexualité à moi.

Pour dominer les peuples, rien de mieux que de leur faire croire que leur malheur est dû aux autres. À une race. À un sexe. À une classe. Ça rassemble. Et ça fait oublier que leur malheur est dû à ceux qui les dominent.

On n'en sort pas. Des gens qui s'aiment s'unissent avec des gens qui les aiment. Des gens qui ne s'aiment pas s'unissent avec des gens qui ne les aiment pas.

Faut s'aimer. S'aimer à 1, à 2, à 100, à 1000, à 8 millions, à 8 milliards.